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"Urgence : projet de société réunionnais"


Politique
Vendredi 22 Février 2013


"Urgence : projet de société réunionnais"
"La mairie-annexe de la Rivière-des-Galets en feu dans la soirée du mardi 19 février 2013, c’est le moyen utilisé par des jeunes pour marquer leur détermination à ce que le Maire leur attribue des contrats aidés. Ce geste a une très grande portée symbolique. L’ajout d’ "annexe" à "mairie" n’enlève rien à la nature du bâtiment incendié. Une Mairie, c’est d’abord et avant tout "La Maison du Peuple", le symbole de la République et de sa devise, "Liberté, Egalité, Fraternité".

Beaucoup sont venus se marier dans cette Marie-annexe, également y déclarer la naissance de leurs enfants, et bien d’autres actes de la vie civile s’y sont déroulés. Par conséquent, la détruire revient à battre à terre la Citoyenneté, et toute expression ordinaire de la Démocratie.

Nos concitoyens auteurs de cet acte majeur d’incivilité en avaient-ils conscience ? On peut en douter, tellement les services abrités par une Mairie ressemblent à des guichets où l’on espère gagner quelque chose. Qui imagine alors qu’il lui appartient aussi d’apporter sa contribution personnelle au développement de la commune pour le bien-être de tous ?

Le "j’ai droit à" gagnerait pourtant à être resitué dans la Fraternité, c’est-à-dire la mise en œuvre de tout ce qui peut renforcer notre Vivre ensemble, à l’initiative de chacun, et en particulier par la Solidarité.

"A qui la faute ?", interrogeait un chansonnier. A personne et à tout le monde dès l’instant où nous avons abandonné toute forme d’Education civique. Ce constat ne concerne pas que l’Ecole et la Famille. A l’Education populaire – "deuxième école de la Républiquee -, beaucoup de moyens ont été retirés, alors même qu’elle est au service du développement de la personne pour la mettre en responsabilité d’elle-même et de la collectivité : Faire que chacun soit acteur de sa propre vie, en partenariat avec les autres, de telle sorte que toute la société aille de l’avant !

Qui aujourd’hui est porteur de cette vision d’ensemble ? Quelles institutions, quelles actions peuvent, dès le plus jeune âge, nourrir une telle aspiration commune ? Les cendres de la Mairie-annexe de la Rivière-des-Galets nous pressent de mobiliser à frais nouveaux les moyens de construire tous ensemble le projet de société réunionnais où chacun trouvera sa place, et ressentira combien il fait bon vivre, ici et maintenant !!!"

Stéphane Nicaise



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Les commentaires

1.Posté par Jako le 22/02/2013 05:59

L'église s'inquiète de la maison du peuple ! Elle aimerait bien récupérer transformer en fidèles les citoyens mécontents de la démocratie ! Pour vous les violences ressemblent à un guichet unique où chacun peut amener sa contribution sous la forme d'une quête ! Quand on connait l'arrogance et le mépris que distille Niquaise on peut se douter du sens "vivre ensemble" sortant de ce qui lui sert de bouche…
"A qui la faute", on peut dire que l'état dans lequel se trouve La Réunion est en grande partie du résultat de l'éducation de l'église catholique et de ces prêtes qui défraient la chronique aujourd'hui. Hier le gamin prenait deux baffes si il racontait ce qui se passait autour des cures et des curés… Oui cela a changé, mais pas à cause de l'église qui a toujours voulu étouffé ces histoires !

La vision d'ensemble de Niquaise est celle de l'église qui a toujours été d'accompagner le pouvoir…
Les socialistes ont mis à mal ce principe, les a fait sortir par la porte avec le mariage pour tous et le voila ce v(…) qui veut rentrer par la fenêtre… Pour des frais nouveaux…

Attention à tous ceux qui agitent le diable et l'excommunication, ils savent très bien de quoi ils parlent…
Ils savent très bien ce que veut dire "il fait bon vivre, ici et maintenant", il manque juste : pour des siècles et des siècles, Amen…

2.Posté par lotus le 22/02/2013 18:40
C'est tout le système social qui est malade.
La perte des valeurs fondamentales et de ses canaux de transmission et d'éducation conduisent à la perte de sens.
Quelques contrats aidés permettent d'apaiser dans l'urgence mais ne peuvent soigner les souffrances des jeunes en quête de repères.
Ces actes déplorables nous convoquent tous, citoyens, élus et professionnels face à nos responsabilités : quelles lacunes conduisent à de tels actes ? quels modèles guident ces jeunes ? que pouvons nous ? Comment faire pour que nos jeunes d'aujourd'hui et de demain puissent véritablement construire leur devenir individuellement et collectivement ?

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